Maison de la Mémoire de Mons

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La congrégation

Statuts

Statuts et constitutions des Soeurs Noires de Mons (1543)

Dans la seconde moitié du 15ème siècle, plusieurs béguines du béguinage du Cantimpret reçoivent de l’évêque de Cambrai, Mgr Henri de Berghes, l’autorisation de prononcer les trois vœux et d’entrer ainsi en religion. En fait, depuis une vingtaine d’années, elles vivaient déjà en communauté et avaient choisi de suivre la règle de saint Augustin. Ce sont donc des Augustines, auxquelles l’évêque impose de porter le scapulaire noir. Ce vêtement leur vaudra le surnom de « Sœurs Noires ». En 1485, le Pape leur envoie une bulle d’approbation.

Mais les Chanoinesses de Sainte-Waudru ne l’entendent pas de cette oreille… Elles refusent aux Sœurs Noires de s’installer sur les terres appartenant à leur juridiction. Commence alors un long procès, qui remonte jusqu’au Pape et ne se termine qu’en 1497. La décision finale stipule que les Sœurs Noires devront quitter le béguinage et s’installer en-dehors de la juridiction des Chanoinesses. L’année suivante, la communauté vient alors s’établir à l’extrémité de la ville, en bordure de Trouille, dans un quartier pauvre, artisanal, malodorant.

Avec l’aide du magistrat de la ville et de généreux donateurs, elle y fait construire un couvent, qui connaîtra de nombreuses transformations au cours des siècles.

Les Sœurs Noires bénéficient très vite d’une grande popularité car elles ne se contentent pas d’être des contemplatives. Elles exercent dès le départ un apostolat en s’occupant de soigner les malades à domicile. Leur dévouement lors des épidémies de peste leur vaut l’admiration de tous.

Au milieu du 17ème siècle, l’archevêque de Cambrai, Mgr François Van der Burch, les incite à approfondir leur vie contemplative, tout en préservant leurs activités caritatives. Il leur offre une importante donation, qui les dispense désormais d’aller quêter leur nourriture à travers la ville.

Au 18ème siècle, elles développent un de nouveaux apostolats : l’instruction des jeunes filles de condition modeste et l’accueil de « dames en chambre ».

En 1956, devenues trop peu nombreuses, les Sœurs Noires se rattachent aux Servites de Marie (de Jolimont). Elles vendent leur couvent aux FUCaM en 1986.

 

Pour en savoir plus :

P. MAJERUS, Les Sœurs Noires à Mons : au cœur de la ville, dans Des Sœurs Noires aux Ateliers des FUCaM – Un espace au service de la Cité, FUCaM et Maison de la Mémoire de Mons, 2005.